Tilleul, verveine, camomille, et autres plantes de nos tisanes

Tilleul, verveine, camomille, et autres plantes de nos tisanes
L’utilisation des plantes aromatiques de nos tisanes comme remèdes thérapeutiques a une nature ancestrale qui n’est pas sans évoquer un certain mystère…

Le premier témoignage historique concernant l’utilisation des plantes de manière thérapeutique date de l’époque sumérienne. Mais il est fort probable que cette pratique trouve ses origines aux temps immémoriaux du paléolithique. Toujours est-il que Égyptiens, Grecs et Romains de l’Antiquité y avaient couramment recours. En Europe, depuis le Moyen Âge et jusqu’à l’avènement de la chimie moderne de la fin du XIXe siècle, leurs vertus ont longtemps été exploitées par les herboristes comme seul moyen connu d’enrayer la maladie. Entre remèdes de « bonnes femmes », élucubrations de guérisseuses et autres applications de sorcellerie, il n’y a souvent qu’un pas, qui, par abus ou incompréhension, a bien des fois été franchi… !

Les nombreuses et diverses infusions de tisane que nous ingérons de nos jours émanent de cet usage ancestral. Mais la qualité thérapeutique des breuvages d’autrefois a souvent cédé le pas à des mélanges de plantes qui, mal dosées ou mal mariées entre elles, perdent tout ou presque de leur qualité initiale. Dès lors, il ne s’agit plus de parler de phytothérapie, mais plutôt de goût ou de plaisir gustatif.

Heureusement, comme toujours, il existe des enragés dont la passion a préservé l’essentiel. Or il n’est pour eux point d’oreilles distraites qui ne prennent bon temps à les écouter.

La sauge était autrefois considérée comme apte à tout guérir

« Qui a de la sauge dans son jardin n’a pas besoin de médecin ! », dit le proverbe. Son nom lui vient du reste du latin salvare qui signifie « sauver ». En infusion, elle diffuse un arôme épicé et quelque peu poivré. Tout comme le thym lorsqu’il est utilisé en tisane, elle permet de soulager les rhumes et de calmer les mauvaises digestions.

La verveine des prairies et des bords de chemin

Souvent utilisée en mélange, notamment avec des feuilles de menthe, la verveine officinale a des vertus antipyrétiques, diurétiques et astringentes. Elle est également appelée herbe aux sorciers ou herbe de sang. Par semis au printemps ou bouturage à l’automne, sa culture s’avère des plus aisées.

La camomille au secours de bien des petits désagréments

En matière de tisane, il convient plutôt de parler de la camomille romaine ou camomille noble. Abondamment cultivée en Anjou, cette plante herbacée fleurit généralement de juin à septembre. En infusion, elle permet d’atténuer la migraine, facilite la digestion et apaise bien des gênes gastriques.

La vivace réglisse et l’anis étoilé

Cultivée en Europe depuis le XVIe siècle, la réglisse donne à la tisane une couleur jaune foncé et présente un goût suave et sucré. Tout comme l’anis étoilé récolté en septembre et utilisé en graine, son infusion facilite la digestion. Elle est également conseillée en cas de toux occasionnelle.

Fleurs de tilleul et fragile coquelicot

Tout comme la mélisse et la fleur d’oranger, les fleurs de tilleul et de coquelicot sont, en infusion, utilisées pour remédier à des problèmes liés à l’insomnie. Si le tilleul était autrefois dédié à Vénus, la déesse de la beauté et de l’amour, le coquelicot doit, quant à lui, son nom à une variante du cocorico de nos coqs de basse-cour. Il est vrai que sa fleur s’apparente en tout point à la crête du fier animal.

Pissenlit, queue de cerises et reine-des-prés

Pissenlit, queue de cerises et reine-des-prés sont, en infusion, connus pour leurs vertus diurétiques. Pour éviter la déshydratation ou un malheureux incident nocturne, il est donc recommandé – pour des raisons évidentes de santé ou de risque de sommeil trop perturbé – d’y renoncer en période chaude ou le soir venu.

Menthe verte et menthe poivrée

En ce qui concerne la tisane, la récolte des feuilles de menthe a lieu durant l’été. Sous le terme générique de cette plante herbacée odorante, sont regroupées plusieurs espèces, notamment celle dite « poivrée » et celle dite « verte ». La menthe possède de nombreuses vertus médicinales, en particulier toniques, analgésiques, carminatives et antiseptiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *